Catégorie La Veille !

Les kinés tiennent leur arrêté… et désormais leur ordonnance

Un masseur-kinésithérapeute pouvait déjà vous prescrire des béquilles, une attelle, un fauteuil roulant pour une courte durée ou certains dispositifs nécessaires à votre prise en charge.
Depuis le 17 septembre 2026, la liste s’est sérieusement allongée.
Lit médicalisé, verticalisateur, chaussures thérapeutiques, matériel d’électrostimulation, tensiomètre… mais également mucolytiques, antiseptiques locaux, myorelaxants et antalgiques de palier 1.
Oui, des médicaments.
L’arrêté du 14 septembre 2026 fait ainsi entrer un peu plus les masseurs-kinésithérapeutes dans un domaine historiquement associé au médecin : la prescription. Légifrance
Mais attention à ne pas raconter trop vite l’histoire.
Les kinés prescrivaient déjà. Et surtout, ce nouvel arrêté n’est pas une décision sortie subitement du chapeau du ministère en septembre 2026.
Pour comprendre ce qui change réellement, il faut remonter… cinq ans en arrière.

Maison d’Accompagnement et de Soins Palliatifs : entre lieu de vie et lieu de soins

Dans nos dernières Veilles consacrées à la loi du 26 mai 2026, nous avons surtout vu le législateur structurer l’existant : projet d’établissement, organisation territoriale, plan personnalisé, référents, conventions…

Cette fois, changement de registre.

La loi crée.

Elle fait entrer dans le paysage une nouvelle catégorie d’établissement social et médico-social : les maisons d’accompagnement et de soins palliatifs (MASP). Leur objectif ? Accueillir des personnes dont la prise en charge palliative ne peut plus être assurée à domicile, sans pour autant nécessiter une prise en charge en unité de soins palliatifs.

Un nouveau maillon dans le parcours… et une nouvelle activité pour les opérateurs.

Soins palliatifs : un nouveau plan personnalisé pour accompagner la personne

La loi du 26 mai 2026 ne fait pas évoluer uniquement l’organisation des établissements ou celle des territoires. Elle s’intéresse également à ce qui devrait rester au centre de toute prise en charge : la personne, ses besoins et ses volontés.

Pour cela, elle crée un nouvel outil : le plan personnalisé d’accompagnement.

Un dispositif qui paraît familier dans le médico-social, où la personnalisation de l’accompagnement est déjà bien installée, mais qui pourrait soulever quelques questions lorsqu’il devra suivre un patient entre domicile, établissement médico-social et secteur sanitaire.

Encore un projet personnalisé ? Pas tout à fait. Regardons ce que prévoit réellement la loi.

Soins palliatifs : le territoire doit désormais s’organiser

Disposer de professionnels, de structures et de dispositifs ne suffit pas toujours à garantir un égal accès aux soins palliatifs.

C’est l’un des constats ayant accompagné la loi du 26 mai 2026 : une offre encore inégalement répartie sur le territoire, des besoins amenés à progresser avec le vieillissement de la population et une pluralité d’acteurs qu’il faut parvenir à coordonner.

Dans notre précédente Veille, nous avons vu comment cette loi faisait évoluer le projet d’établissement de certains ESMS. Cette fois, sortons de ses murs.

Car un autre volet important du texte concerne l’organisation territoriale des soins palliatifs et la coordination de ceux qui y participent.

Soins palliatifs en ESMS : le projet d’établissement doit désormais évoluer

La loi du 26 mai 2026 visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs fait évoluer leur organisation dans les secteurs sanitaire, social et médico-social.

Accès aux soins, organisation territoriale, coordination, formation, information des personnes accompagnées, partenariats… le texte est riche et nous aurons l’occasion d’y revenir dans de prochaines Veilles.

Mais commençons par une évolution très concrète pour les ESMS accompagnant des personnes âgées, des personnes handicapées ou atteintes de pathologies chroniques : la place des soins palliatifs dans le projet d’établissement ou de service.

Car si les soins palliatifs n’en étaient pas absents jusqu’à présent, la loi leur donne désormais une place clairement identifiée et structurée.

Que faut-il prévoir ? Et surtout, que faire lorsque son projet d’établissement est déjà écrit ?

Médecin coordonnateur à distance en EHPAD : la télécoordination a désormais son cadre

Le médecin coordonnateur à distance en EHPAD dispose désormais d'un véritable cadre réglementaire. Face aux difficultés de recrutement rencontrées par certains établissements, la télécoordination devient une solution possible, mais sous conditions. Un arrêté du 21 juillet 2026 vient préciser ses modalités. Que change-t-il concrètement pour les établissements ?